AUTOMUTILATION

AUTOMUTILATION


Les jeunes apprennent à vivre leurs émotions de manières différentes. Les larmes, la colère, la dépression et le repli sur soi sont certaines des façons qu'ils utilisent pour composer avec les émotions accablantes et trouver une certaine forme de soulagement. Certains adolescents sont fréquemment troublés par des sentiments intenses et douloureux. Même si certains d'entre eux sont capables de gérer ces sentiments, d'autres réagissent différemment à leurs problèmes parce qu'on ne leur a jamais appris à composer efficacement avec leurs émotions. Ils sont incapables de trouver les mots pour exprimer ce qu'ils ressentent et l'accumulation de sentiments rend de plus en plus difficile pour eux de penser clairement. Certains adolescents relâchent leurs émotions en se coupant, en se brûlant ou en se blessant d'une autre manière. L'automutilation leur fournit un soulagement immédiat mais il ne s'agit que d'une solution à court terme ayant de graves conséquences.

L'automutilation n'est pas un phénomène nouveau mais elle est de plus en plus fréquente. Une enquête révèle qu'environ 13 % des adolescents ont indiqué avoir des comportements d'automutilation. Comme il s'agit d'une activité très secrète, il est difficile de déterminer exactement le nombre de jeunes gens qui s'automutilent.

Le nombre de cas d'automutilation ne cesse de croître. Chercher à en savoir davantage sur l'automutilation est une première étape essentielle pour vous venir en aide ou pour aider une autre personne. Des traitements existent mais, comme pour tout autre état mental et physique, le diagnostic précoce est un facteur déterminant.


Qu'est-ce que l'automutilation?
L'automutilation, également appelée blessures volontaires ou sévices auto-infligés, fait référence aux actes délibérés qui entraînent des blessures au corps et à l'esprit d'une personne. L'automutilation peut prendre plusieurs formes : se couper la peau avec une lame de rasoir ou un morceau de verre, se brûler, se donner des coups, s'égratigner, s'arracher les croûtes sur la peau, empêcher ses blessures de guérir, se tirer les cheveux et s'insérer des objets dans le corps. Les coupures représentent la forme la plus commune d'automutilation chez les jeunes d'aujourd'hui.

Dans un sens plus large, des comportements comme la consommation de tabac et d'alcool, la toxicomanie, les frénésies alimentaires et le fait de demeurer dans une relation où il y a de l'abus peuvent également être considérés comme des formes de blessures volontaires.

Les personnes qui s'infligent elles-mêmes des blessures peuvent ne pas vouloir s'enlever la vie. Habituellement, elles n'essayent pas de mettre fin à toutes leurs émotions mais plutôt de se sentir mieux.


Pourquoi certaines personnes s'automutilent-elles?
Les experts décrivent l'automutilation délibérée comme une méthode de résolution de problèmes inefficace. Les personnes qui s'automutilent recherchent souvent un soulagement à leurs douleurs psychologiques, aux tensions insoutenables qu'elles vivent, à la solitude, à la dépression, à la colère, à une absence de sentiment ou à l'engourdissement. Certaines personnes se blessent elles-mêmes pour vivre des émotions plus intensément. D'autres le font pour se punir d'être « de mauvaises personnes ». Elles sont soit incapables d'exprimer leurs sentiments plus efficacement ou n'ont pas appris à le faire.

Les comportements d'automutilation apparaissent généralement au moment de la puberté ou à l'adolescence. Ils peuvent être présents pendant une période pouvant atteindre jusqu'à dix ans mais, s'ils ne sont pas traités, ils peuvent persister. Les épisodes d'automutilation sont habituellement des réponses à un « déclencheur » comme un sentiment de rejet perçu ou toute autre douleur émotionnelle. Le fait de s'infliger des coupures peut prendre de l'ampleur. On constate de plus en plus que les adolescents discutent des coupures qu'ils s'infligent sur Internet et qu'ils forment des clubs de coupures à l'école.

Il n'existe pas un seul type ni un seul profil pour décrire les personnes qui s'automutilent. Selon les recherches effectuées, la plupart d'entre elles sont issues de la classe moyenne ou supérieure, ont une intelligence moyenne ou supérieure et une faible estime d'elles-mêmes. 40 % d'entre elles ont déjà connu des troubles alimentaires. Près de la moitié ont signalé avoir été victimes d'agressions physiques ou sexuelles durant leur enfance. La plupart disent qu'elles ont de la difficulté à exprimer leurs émotions, particulièrement la colère et la tristesse.

En s'infligeant des blessures physiques, les personnes qui s'automutilent disent se sentir soulagés des sentiments qui les accablent. Elles ressentent la douleur à l'extérieur et non à l'intérieur.


Signes d'avertissement

Les personnes qui s'automutilent font de grands efforts pour cacher leur comportement mais il existe des signes d'avertissement :

présenter des blessures fréquentes et inexpliquées comme des coupures et des brûlures;

porter des pantalons longs et des chandails à manches longues lorsqu'il fait chaud;

avoir une faible estime de soi;

avoir de la difficulté à gérer ses émotions;

avoir des problèmes relationnels.

Que puis-je faire?

Si vous vous infligez des blessures, il est important de commencer par en parler à quelqu'un en qui vous avez confiance comme par exemple un ami, un membre de la famille, un enseignant, l'infirmière de l'école ou un conseiller en orientation. Votre médecin pourra sans doute vous recommander un thérapeute ou un psychologue qui pourra vous aider. Il est même possible qu'un groupe de soutien existe dans votre région.

Si le comportement d'un de vos amis ou d'un membre de votre famille vous inquiète, il est correct de lui poser des questions. Le simple fait de parler de l'automutilation ne poussera pas une personne à commencer à s'infliger des blessures. Avant de poser des questions, apprenez-en davantage sur l'automutilation. Il est bouleversant de découvrir qu'une personne qui vous est chère se blesse volontairement et il peut être difficile d'écouter ce qu'elle a à dire.

Offrez-lui votre appui sans la juger ni la critiquer. Essayez de ne pas la blâmer et de ne pas réagir comme si son comportement était impossible à comprendre.

Le chemin qui mène à une bonne santé mentale peut être long. Avoir des attentes réalistes peut vous aider, vous et l'être cher, à gérer ce qui peut s'avérer être un lent changement.


Les traitements contre l'automutilation

Les traitements fournis par des professionnels de la santé mentale sont recommandés. Un spécialiste peut aider les adolescents à trouver des mesures de rechange et les guider vers des actes moins dangereux pour exprimer leurs sentiments. Une thérapie comportementale peut aider à mettre un terme aux habitudes et à maintenir ce changement.

Les experts soulignent que le traitement précoce est important. Certains adolescents cessent de s'infliger des blessures lorsque leur comportement est connu. Pour d'autres, le fait d'être entourés par un réseau prévenant de membres de la famille, d'amis, d'enseignants, de conseillers et de médecins leur permet de diminuer leur besoin de se couper ou de se blesser de quelque manière que ce soit. L'évaluation permettant de diagnostiquer un état dépressif ou des troubles anxieux peut également permettre de révéler d'autres problèmes sous-jacents pouvant être traités.

http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=3-1036&lang=2


MON AVIS;
J'ai un avis très partager sur ce sujet. Ceux qui me connaisse bien savent entre autre pourquoi. Mais sérieusement, celon moi, ça peut être un mal pour un bien.
Comme pour tant de chose, tant que t'as pas essayer, tu sais pas.
Mais aussi, j'dis que y'a tellement d'autres façons, avant ça, alors moi j'vous dit, JAMAIS.
JAMAIS ne commencer, stu clair? Croyez moi, ça devient vite une obsession.
NE JAMAIS ESSAYER, même pas rien que pour le feeling.

ET VOTRE AVIS?

# Posté le jeudi 09 novembre 2006 20:47

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 17:08

L'EFFET DE SERRE par Carl Dion-Laplante


Lors de la découverte du pétrole en Antiquité, personne ne se doutait du potentiel énorme de ce liquide gluant. Il fallut attendre en 1859 pour qu'on découvre ses propriétés énergétiques, et même à ce moment-là, l'impact qu'aurait cette découverte sur le monde était insoupçonné. Maintenant, nous le savons. Le pétrole, de même que tous les hydrocarbures, ainsi que plusieurs pratiques de l'être humain, causent le réchauffement climatique. Cependant, malgré l'émoi que cause, en ce moment même, ce phénomène sur la population mondiale, il reste méconnu. Pourtant, c'est en connaissant son ennemi qu'on en vient à le vaincre. L'inaction d'une bonne majorité des gens est un indice clair de leur manque de connaissance face à la situation. C'est pourquoi je tente d'informer le plus de gens, grâce à cet article, au sujet de l'effet de serre, de ce qui le cause, de ce qu'il apporte, et de ce que l'on peut faire, nous tous, riches et pauvres, pour diminuer son impact sur les générations futures.

Tout d'abord, qu'est-ce que l'effet de serre ? L'effet de serre est, avant tout, un phénomène naturel de réchauffement de l'atmosphère terrestre. Sans celui-ci, la température globale sur la planète avoisinerait les -17°C, température impropice à la vie, quelle qu'elle soit. L'effet de serre est dû aux gaz à effet de serre, qui comprennent, notamment, l'eau, le dioxyde de carbone (CO2), les chlorofluorocarbures (CFC), les hydrofluorocarbures (HFC), le méthane (CH4), le protoxyde d'azote (NOx), et autres. Ces gaz ont pour effet de retenir dans l'atmosphère terrestre la chaleur des rayons du soleil. En effet, le rayonnement solaire, lorsqu'il traverse l'atmosphère terrestre et atteint le sol, nous apporte chaleur et lumière. Ce rayonnement est par la suite reflété vers l'atmosphère sous forme de rayons infrarouges (de la chaleur). C'est donc l'action des gaz à effet de serre (GES) qui permet à la Terre de maintenir une température acceptable. Cependant, plus il y a de ces gaz, plus l'effet est amplifié. Lorsque ce dernier dépasse les limites des tendances normales, on en vient à parler du réchauffement climatique, qui est, comme son nom le désigne, le réchauffement du climat planétaire. Ce n'est donc pas l'effet de serre qu'il faut craindre et combattre, mais plutôt le réchauffement climatique, qui est l'ensemble des effets indésirables de l'effet de serre, et qui est causé par une accentuation au-delà de la normale de ce dernier. En plus, tout n'est pas dit, car l'effet de serre (donc le réchauffement climatique, par définition) est un phénomène dit « auto catalytique ». En d'autres mots, lorsque les conséquences du réchauffement climatique atteindront un certain point, ils deviendront des causes du phénomène, créant une boucle sans fin. Pour illustrer ceci, prenons le fameux (mais non moins véridique) exemple des glaciers de l'Antarctique. Ceux-ci ont la capacité de refléter une bonne partie des rayons solaires qui les frappent. Ainsi, la température demeure faible au pôle Nord. Cependant, si ceux-ci advenaient à fondre, leur surface serait remplacée par celle de l'océan. Ce dernier, par contre, absorbe la chaleur du Soleil. De ce fait, les glaciers fondraient plus rapidement, renforçant le phénomène, jusqu'à leur fonte totale. Il faut donc comprendre ici l'urgence de la situation, car, si le réchauffement climatique devenait incontrôlable, il ne nous resterait qu'à attendre que cela passe, et d'en subir les conséquences, conséquences qui auraient tôt fait d'éliminer une bonne partie d'entre nous.

Deuxièmement, afin de bien cerner le problème, il faut connaître les principales causes du réchauffement climatique. Ces causes sont, comme dit précédemment, les GES. Cependant, la principale cause de la présence hors norme de ces gaz est l'humain. Du moins, bien que la responsabilité du réchauffement climatique rattachée ne soit ni infirmée, ni confirmée, elle reste l'hypothèse la plus retenue au sein des groupes de spécialistes (http://maps.grida.no/go/graphic/modeled_temperature_compared_to_observed_temperature_for_the_last_150_years). Bref, pour en revenir aux gaz à effet de serre, plusieurs propriétés de ceux-ci, comme par exemple leur durée de vie, leur concentration et leur pouvoir de réchauffement global, démontrent clairement que le gaz carbonique est celui nécessitant le plus notre attention. En effet, celui-ci est en forte concentration dans l'atmosphère, et comme sa durée de vie est longue, il est celui ayant le plus d'impact sur la température globale, d'autant plus qu'il pourrait faire perdurer le réchauffement climatique bien après un arrêt (complet) d'émissions de GES. Il est donc du devoir de l'humanité entière, car c'est à elle que revient la faute, d'agir en conséquence, car il vaut mieux prévenir que guérir.

J'en viens maintenant aux effets que pourrait avoir une hausse de la température terrestre, de seulement quelques dixièmes de degrés, sur la planète entière. Je ne nommerai que les plus graves conséquences qui pourraient survenir d'ici quelques décennies, dans une liste non exhaustive :

- Des variations de pressions qui mèneraient éventuellement à de plus fortes précipitations, mais surtout à de plus fortes et plus fréquentes tempêtes.
- Une hausse de température causerait de plus fortes précipitations tempérées, précipitations désormais de type tropical, ce qui inonderait les territoires peu habitués à cette abondance d'eau. En effet, une eau plus chaude produit plus d'humidité par évaporation, et un air plus chaud peut accumuler plus d'humidité. Quand les conditions nécessaires sont réunies, les précipitations peuvent tomber sous forme de grosses pluies ou de fortes chutes de neige.
- Ironiquement, les zones tropicales, quant à elles, recevraient beaucoup moins de précipitations, ce qui assécherait plusieurs territoires, notamment ceux dont les arbres ont été coupés, car plus rien ne pourrait y retenir l'humidité. L'effet de désertification serait d'autant plus amplifié sous les températures chaudes, qui causeraient une évaporation beaucoup plus intense que la normale.
- Un impact majeur du réchauffement climatique serait la migration et le peuplement d'insectes, d'animaux, de parasites et autres créatures vers des terres plus au nord (environ 100 km) de leurs zones d'habitation naturelles. Ces endroits, peu habitués à la présence de ces organismes, en seraient déstabilisés, en plus que leur écosystème n'aurait même pas le temps de s'accoutumer à la nouvelle situation. Il faut aussi prendre en compte les maladies qui pourraient voyager avec les animaux, entre autres, car les bêtes nordiques ne seraient nullement immunisées à ces dernières, qui se transformeraient rapidement en épidémies dans les troupeaux locaux.
- Les pays nordiques assisteraient aussi au dégel de la toundra, là où se trouve le pergélisol, un type de sol gelé en permanence. Le grand problème dans cette situation serait que la toundra deviendrait un immense marécage, causant des problèmes aux peuples qui y ont construit des habitations. En plus, ce marécage serait une source incommensurable de méthane, un gaz à effet de serre qui renforcerait le phénomène du même nom, ce qui ferait réchauffer la toundra de plus belle, lui permettant d'émettre encore plus de méthane, créant un effet de boucle sans fin.
- J'aimerais aussi ajouter deux autres conséquences à la fonte des glaciers, qui sont l'expansion thermique des océans, car l'eau, comme toute matière, se dilate sous une chaleur plus grande. Cette expansion des océans causerait donc des inondations dans les pays côtiers . L'autre conséquence reliée à ce phénomène serait due à l'augmentation de température des océans, car ceux-ci retiennent des gaz à effet de serre. Cependant, un liquide peut retenir plus de gaz lorsqu'il est froid que lorsqu'il est chaud. Une augmentation de température des océans résulterait donc en une autre source de gaz à effet de serre.

Pour conclure, j'espère que ce texte vous aura fait réfléchir sur votre avenir et celui de votre descendance, ou tout au moins vous aura donné l'envie d'agir pour changer les choses telles qu'elles sont, car viendront, dans les semaines à venir, plusieurs articles sur le même thème traitant des différentes solutions qui pourraient être apportées pour une réduction des émissions de GES humaines. Toujours est-il qu'il faudra se départir de nos bonnes vieilles habitudes d'égoïstes aveugles qui nous ont été enseignées par la (magnifique) société capitaliste d'aujourd'hui, car des sacrifices seront à faire tôt ou tard, sinon tout pourrait être perdu.

N.B. Les opinions présentées dans cet article ne sont pas nécessairement celles de Karyanne, mais bien seulement celles de l'auteur de l'article.

Carl Dion Laplante

# Posté le jeudi 24 janvier 2008 16:46

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 17:09