FAMINE.

FAMINE.


L'Afrique au-delà de la famine

Famine, maladies et pauvreté en milieu rural : de nouvelles stratégies s'imposent

Par Ernest Harsch

Aujourd'hui, l'Afrique souffre d'un "trio mortel" de handicaps : "insécurité alimentaire, VIH/sida et réduction de la capacité à gouverner et à fournir des services de base", a indiqué le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. Par conséquent, "un nouveau type d'intervention intégrée de la part des gouvernements africains et de la communauté internationale s'impose", a-t-il affirmé, s'adressant au Groupe des huit pays industrialisés (G-8) début mars. Il faudrait simultanément prendre des mesures de développement à long terme et offrir une aide immédiate aux populations touchées par la famine, a-t-il ajouté.



En début d'année, environ 25 millions d'Africains ont dû recevoir une aide alimentaire d'urgence, mais depuis, des envois rapides d'aide ont fait reculer le spectre de la famine dans la majorité des pays de l'Afrique australe.

Dans le monde, l'image de la famine est souvent associée à la sécheresse et, dans certains pays, à la guerre. Mais, même en l'absence de sécheresse ou de toute autre crise grave, environ 200 millions d'Africains souffrent de la faim chronique, a noté Jacques Diouf, Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), lors d'une récente visite au Sénégal. Les raisons en sont multiples : faible productivité agricole, extrême pauvreté, ravages du VIH/sida et marchés agricoles instables, sur le plan national comme international.

"Les causes de l'insécurité alimentaire en Afrique sont structurelles, insiste M. Annan. La plupart des agriculteurs africains cultivent de petites parcelles dont la production ne suffit pas aux besoins de leur famille. Le problème est encore aggravé par le fait que les agriculteurs ne disposent d'aucun pouvoir de négociation et n'ont accès ni aux terres, ni aux financements, ni à la technologie." Étant donné que les petits agriculteurs et autres populations rurales africaine ont des stocks alimentaires très réduits et des revenus insuffisants, une période de sécheresse peut rapidement entraîner la famine. C'est particulièrement le cas des femmes des régions rurales, les plus pauvres parmi les pauvres, qui constituent la majorité des producteurs agricoles en Afrique.

Certains pays africains, tels que le Sénégal, commencent à s'attaquer aux besoins de "modernisation" de l'agriculture (voir "Sénégal : combattre la faim en modernisant l'agriculture" ). Il s'agit d'offrir aux agriculteurs démunis la sécurité, des infrastructures essentielles telles que des routes rurales et un meilleur accès au crédit, à l'eau et aux technologies adaptées. Grâce à de meilleures semences, aux engrais, à l'irrigation et à l'emploi d'animaux de trait, l'agricultrice moyenne africaine peut multiplier plusieurs fois sa production agricole.

Mais les défis restent énormes. Le VIH/sida affaiblit fortement la main-d'oeuvre rurale des pays où les taux d'infection sont les plus élevés, réduisant encore plus la production agricole et la productivité (voir "Famine et sida : un duo mortel"). Les maladies du bétail sont un obstacle majeur à l'introduction d'animaux de trait dans l'agriculture (voir "Eliminer la mouche tsé-tsé en Afrique"). Souvent, en Afrique rurale, les marchés ne fonctionnent pas très bien. Ils tendent à marginaliser les plus démunis et peuvent être déstabilisés par des politiques économiques de libéralisation, qui se traduisent par le repli soudain des subventions publiques.

Contraintes extérieures
Les pouvoirs publics africains, souvent restreints par les conditions imposées par les organismes de financement extérieurs, ne sont pas libres d'élaborer des politiques agricoles bénéficiant aux producteurs agricoles les plus pauvres. Ils disposent également de peu de ressources financières propres qui leur permettraient de procéder à des investissements agricoles significatifs. Par conséquent, pour accroître de tels investissements, note M. Annan, il faudra "enrayer le déclin alarmant de l'aide au développement de l'agriculture africaine", qui est passée d'une moyenne annuelle de 4 milliards de dollars à 2,6 milliards de dollars au cours des années 1990.


De plus, de nombreux producteurs africains de cultures d'exportations sont sérieusement handicapés par des accords commerciaux et des marchés internationaux défavorables (et inéquitables), questions qui ont très peu avancé lors des négociations en cours à l'Organisation mondiale du commerce (voir "Impasse des négociations agricoles mondiales"). Les fortes subventions dont bénéficient les agriculteurs des pays riches ont particulièrement affaibli l'Afrique, entraînant du même coup une baisse des cours mondiaux du coton, du sucre et autres exportations agricoles africaines (voir "Opposition croissante aux subventions agricoles du Nord"). Par conséquent, affirme le Secrétaire général de l'ONU, pour augmenter les ressources agricoles en Afrique, il faudra "supprimer les subventions agricoles des pays riches", qui s'élèvent actuellement à 300 milliards de dollars par an. "Ce n'est qu'à cette condition que l'Afrique pourra parvenir à une production agricole véritablement durable."

Approche exhaustive


Puisque les solutions à l'insécurité alimentaire et à la pauvreté en région rurale en Afrique ne reposent pas uniquement sur l'agriculture, indique M. Annan, les pays africains et la communauté internationale doivent prendre des mesures sur plusieurs fronts, à savoir :

-- Intégrer à des programmes d'aide d'urgence à court terme des mesures visant à remédier aux causes structurelles de la famine. Par exemple, répondre, en situation de crise, aux énormes besoins en produits non alimentaires tels que les semences et les outils, l'aide aux orphelins, l'éducation et les services relatifs au VIH.

-- Renforcer une approche multisectorielle de lutte contre le VIH/sida, notamment en améliorant les efforts de prévention et de traitement.

-- Veiller à ce que les 40 millions d'enfants africains qui ne reçoivent pas d'éducation puissent aller à l'école (et s'assurer que les enfants scolarisés, en particulier les filles, ne soient pas exclus de l'école lorsque la sécheresse ou le VIH sévit dans leur famille).

-- Rendre autonomes les petits exploitants agricoles africains, et plus particulièrement les femmes, qui sont les principaux producteurs agricoles et qui jouent un rôle crucial dans la lutte contre le sida.

-- Oeuvrer, avec les collectivités rurales, au développement de nouvelles techniques agricoles requérant peu de main d'oeuvre et de techniques de gestion des ressources naturelles, adaptées à une main-d'oeuvre réduite.

-- Enrayer le déclin considérable de la recherche agricole financée par des fonds publics et renforcer les institutions scientifiques africaines, afin de progresser dans des domaines tels que la nutrition du sol, la gestion de l'eau, et des cultures novatrices, au rendement plus élevé, adaptées aux conditions africaines.

-- Mettre l'accent sur les infrastructures physiques de base, notamment les transports, les services et l'irrigation.

-- Instaurer des marchés fonctionnels répondant aux besoins des populations africaines démunies.

Pour progresser dans tous ces domaines, ajoute M. Annan, il est essentiel d'aider les gouvernements africains à renforcer la gouvernance, "en redonnant à l'État la capacité d'assurer les services publics essentiels. Si, dans le passé, nous parlions de renforcement des capacités, aujourd'hui, il s'agit de restituer ces mêmes capacités".

Cette approche globale est en phase avec les objectifs du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), cadre de développement à long terme adopté par l'Afrique en 2001 et soutenu à l'unanimité, l'année suivante, par l'Assemblée générale des Nations Unies. Le NEPAD vise également à remédier aux contraintes structurelles en matière d'agriculture, en notant que l'amélioration des performances agricoles est essentielle non seulement à la sécurité alimentaire et aux progrès en zones rurales, mais est aussi une "condition préalable au développement économique", vu l'importance de l'agriculture dans la plupart des économies africaines.

Pour qu'elle puisse porter ses fruits, conclut le Secrétaire général de l'ONU, une approche systématique, exhaustive et ciblée du développement durable devra être maintenue pendant des années, et il faudra que les pays africains et la communauté internationale, notamment les pays les plus riches du G-8, oeuvrent de concert. L'élaboration et la mise en oeuvre d'une telle approche, dit-il, constituera un "test crucial" pour le NEPAD.

# Posté le lundi 16 octobre 2006 19:59

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 17:03

FAMINE. (SUITE)




Le Honduras est le pays le plus touché par la faim. Le PAM y a recensé 316.745 personnes gravement sous-alimentées, contre près de 200.000 au Salvador, 113.596 au Guatemala et 107.720 au Nicaragua.


Le mot faim est employé aussi bien pour exprimer l'appétit, l'envie de manger, que pour parler de situations de sous-alimentation chronique, de crises d'insécurité alimentaire, de malnutrition aiguë ou encore de famine.

Des centaines de millions d'adultes et d'enfants [1] souffrent de la faim dans les pays les plus pauvres . Une alimentation insuffisante en quantité et en qualité entraîne de graves séquelles, qui peuvent être irréversibles en cas de malnutrition prolongée. Les vies de millions d'enfants de moins de cinq ans, gravement dénutris, sont menacées à court-terme. Dans des pays où une forte proportion de la population infantile souffre de malnutrition, il s'agit bien d'une question de santé publique primordiale.

Cependant, malgré le nombre de victimes et l'ampleur des conséquences (tant au niveau individuel que global), les efforts pour lutter contre la malnutrition restent limités. Une faible proportion des millions de malades, atteints de malnutrition aiguë, ont accès à un traitement adapté. En tant qu'ONG médicale, MSF fournit des traitements efficaces à ses patients souffrant de malnutrition et se bat pour leur généralisation.


» MALNUTRITION : DES MILLIONS DE MORTS CHAQUE ANNÉE
Les enfants de moins de cinq ans, qui ont des besoins nutritionnels spécifiques, sont les principales victimes de la malnutrition. La malnutrition chronique se caractérise par un retard de croissance et/ou une insuffisance pondérale. Selon les estimations des Nations unies, 150 millions d'enfants de moins de cinq ans en souffriraient, à l'échelle mondiale. Durant la période de la petite enfance, elle peut avoir de très lourdes conséquences : retard de croissance et de développement, moindre résistance aux infections, etc. Le risque de décès est plus élevé, y compris à l'âge adulte pour ceux qui ont survécu.



Ethiopie, 2005 - Homme souffrant de malnutrition sévère - © J.C. Tomasi On parle de malnutrition aiguë quand les déficits en alimentation, en quantité comme en qualité, sont tels que le corps consomme ses propres tissus pour y trouver l'énergie et les composants nutritionnels nécessaires à sa survie. Les muscles et les réserves de gras du corps commencent à fondre. Selon le degré d'amaigrissement, la malnutrition aiguë est dite sévère ou modérée [2]. 60 millions d'enfants souffriraient de malnutrition aiguë dans le monde, ce
qui correspond presque à l'ensemble de la population française.

Responsable, de façon directe ou indirecte, de dix millions de décès par an selon les estimations [3], la malnutrition aiguë tue davantage que le sida, le paludisme et la tuberculose réunis.

» DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE À LA CRISE

Médecins Sans Frontières intervient dans les contextes de crise alimentaire grave, c'est-à-dire quand une rupture dans les ressources alimentaires habituelles d'un ou plusieurs groupes de population menace à court terme leur santé et leur vie. Ces crises d'insécurité alimentaire peuvent être exceptionnelles (par exemple suite à une catastrophe naturelle) ou récurrentes (par exemple quand toute ou une partie de la population n'a plus un accès suffisant à la nourriture durant la période de soudure, entre la fin des réserves alimentaires et la récolte à venir).


Le premier indicateur de l'insécurité alimentaire est la disponibilité de nourriture en quantité et en qualité, soit ce qui peut théoriquement être accessible à la population. De mauvaises récoltes, une épidémie de maladie animale, une rupture de l'approvisionnement suite à la destruction des infrastructures ou à la diminution de l'aide alimentaire par exemples peuvent entraîner une importante dégradation de la disponibilité alimentaire. Le second in-
Somalie, 2004 - Pénurie sur le marché - © P. Wiggers
dicateur est l'accessibilité, soit les capacités réelles d'une population à se procurer de la nourriture.

Les contraintes d'accès peuvent être liées à l'augmentation des prix (par exemple aliment présent sur le marché mais à un prix trop élevé) ou encore aux conditions de sécurité (par exemple impossibilité de se déplacer). Plusieurs signes permettent d'évaluer la gravité de la situation : la modification des repas (fréquence, quantité, diversité), le recours à l'exode (à l'étranger ou dans le pays), la vente de biens productifs (par exemple quand les paysans vendent leurs terres)...

Le terme de crise alimentaire correspond donc à une incapacité pour une population donnée d'accéder à la nourriture tandis que le terme de crise nutritionnelle renvoie à la morbidité (le nombre de malades) de la malnutrition, le plus souvent parmi la population des moins de cinq ans.


Angola, 2002 - Après la guerre, la famine - © F. Zizola/Magnum Photos La famine est la forme la plus extrême d'une crise alimentaire et nutritionnelle. Il n'existe pas de définition unique, rigoureuse, de la famine, et ce terme fait l'objet de controverse. Mais les critères les critères les plus souvent retenus pour caractériser la famine sont une sévère pénurie de nourriture, en rupture nette par rapport à la consommation alimentaire habituelle pour toute la population, débouchant sur une augmentation de la mortalité.
Dans une situation de famine, il est courant d'observer une dégradation du statut nutritionnel de l'ensemble de la population infantile. Une proportion des adultes est aussi souvent affectée. Une famine n'apparaît pas soudainement, elle est la plupart du temps le résultat d'un processus, une dégradation supplémentaire lors d'une crise. Médecins Sans Frontières emploie rarement le terme "famine". Une crise alimentaire grave nécessite une intervention rapide, sans attendre que le mot famine devienne approprié.

» FACE À LA CRISE

Dans une situation de crise alimentaire, la population met en place des mécanismes d'adaptation qui sont durables (par exemple, lors des années sèches, les éleveurs cueillent des fruits sauvages qu'ils ne mangent pas d'habitude) ou non durables (vente de terres cultivées ou d'animaux reproducteurs). Dans des contextes de crises alimentaires graves et récurrentes, la vente des moyens de production, de même que le suren- Soudan, 2005 - Aliment de substitution - © A. Glyadyelov
dettement, entraînent une paupérisation de la population et une diminution progressive des capacités de résistance face à une prochaine période difficile.

Il existe plusieurs écoles de pensée sur la faim (pour plus d'informations, lire l'article « Penser la faim »). Les explications données aux crises alimentaires et nutritionnelles mettent souvent en avant des facteurs naturels (sécheresse, criquets...) ou culturels (pratiques d'alimentation et d'éducation des enfants, etc.). Pourtant, sur ses terrains d'intervention, MSF constate que les graves crises sont rarement dues à un problème de disponibilité globale de nourriture mais plutôt à l'accès à la nourriture d'un ou plusieurs groupes de population durant une période plus ou moins longue. Ces crises sont avant tout le résultat de choix politiques (conflits, régimes totalitaires...) ou économiques (inégalités dans la répartition des richesses).

Plusieurs stratégies d'aide visent à remédier aux crises alimentaires, dans l'urgence ou dans une perspective de plus long terme. MSF, en tant qu'organisation médicale, se fixe comme priorité de sauver des vies. Ce rôle et le diagnostic que nous portons sur les situations de crises alimentaires guident notre stratégie opérationnelle : fournir des traitements le plus efficace possible à nos patients et promouvoir l'accessibilité de nourriture adaptée aux personnes touchées par ces crises. Nos opérations sur le terrain peuvent être, suivant la situation, des programmes de prise en charge de la malnutrition aiguë (sévère et/ou modérée) et des distributions alimentaires aux familles (pour plus d'informations, lire les explications sur nos programmes nutritionnels).



[1] La sous-alimentation touche 800 millions de personnes dans le monde selon les estimations de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture).

[2] Le stade sévère correspond à un rapport entre le poids et la taille inférieur d'au moins 70% de la médiane, le stade modéré à un rapport poids/taille inférieur d'au moins 80% de la médiane. Pour plus d'informations, lire « Malnutrition, les explications médicales ».

[3] Black RE et al. « Where and why are 10 million children dying every year ? » Lancet, 2003, 361: 2226-2234
Un centre nutritionnel est l'endroit où sont soignées les personnes souffrant de malnutrition aiguë. Il existe des structures d'hospitalisation, pour prendre en charge les cas les plus compliqués, et des centres ambulatoires, pour les patients suivant le traitement à domicile.


Mon avis:
Moi, ce que j'en pense. C'est tout simplement qu'ya un problème dans la tête des gens.
Pendant que plusieurs se gavent jusqu'à en devenir obèses, d'autres serait prêts a tuer pour une tranche de pain. on voit que les valeurs sont LÉGEREMENT différentes et pourtant, nous somme tous d'une même grande communauté de 7 miliards et même tous ensemble, nous ne sommes pas assez intelligents pour comprendre qu'il est temps de tous s'aider?
Non mais... sa m'donne envie de pleurer.

Vous en penser quoi; vous?

# Posté le lundi 16 octobre 2006 20:12

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 17:04

AVORTEMENT



Certains sont contre...d'autre sont pour...
Personnellement, je suis contre.
Aucune raison n'est valable, celon moi, pour tuer un enfant, même s'il est encore dans le ventre de sa mère.
Toutes les raisons...sauf une.
le viol.
Mais ça, c'est une autre hisoite. les filles de 14-15-16 ans qui s'font avorté, sa me met hors de moi. Jcomprend pas que, si tes pas assez mature pour te protèger, ai pas de rapports sexuels si tu n,est pas prêt a assumer les conséquences d'une possible grossesse.
AI HO. TA OUBLIER TA PILLULE? CRISS PREND PAS DE RISQUE. MATURIE UN PEU?!! cest la vie d'un enfant ça.
Voilà mon avis.
Et toi; tes pour ou contre?

# Posté le mardi 17 octobre 2006 16:46

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 17:05

size=16px] AVORTEMENT (SUITE)

[

L'AVORTEMENT EST UN CRIME


par Marc Grunert



L'avortement est-il un crime? Ma réponse est une thèse. Je la présente de manière sans doute imparfaite et programmatique. Mais la conclusion est claire: oui, l'avortement est un crime.

S'il est un sujet tabou auquel on ne peut pas toucher sans provoquer une réserve prudente ou carrément l'indignation c'est celui de l'avortement légalisé. L'avortement désigne un fait qui provoque l'effroi voire le dégoût chez la plupart les gens de bon sens qui n'ont pas subi le lavage de cerveau féministe. C'est que, malgré sa banalisation (225 000 avortements par année, en France, selon l'association Droit de naître), il engendre des traumatismes graves chez la mère, un sentiment de tristesse confuse chez les proches et un scandale moral pour d'autres. Mon intention est de montrer que l'avortement est un crime. Et cela malgré les objections dont les plus pertinentes ont été émises par François-René Rideau dans le cadre du débat qui a eu lieu sur un forum libéral et dont je tenterai de montrer qu'elles sont finalement infondées.




Les moyens de preuve


Je m'appuierai sur le réalisme des concepts (leur définition fondée sur la réalité), l'interdépendance des concepts et la logique de l'action humaine (praxéologie). La méthode praxéologique consiste à se fonder sur les évidences empiriques et la logique de l'action humaine. Les faits de la science expérimentale ne sauraient en aucun cas les réfuter car le caractère criminel de l'avortement ne découle pas de la science expérimentale mais de l'action humaine et de ce qu'elle implique. De fait, les sciences expérimentales ne sont pas le seul critère de vérité – ce n'est pas parce que celles-ci ne peuvent pas à elles seules résoudre un problème que celui-ci ne peut pas l'être par d'autres moyens parfaitement logiques. Le critère de cohérence logique et le principe de non-contradiction permettent d'aboutir à deux conclusions irréfutables: l'avortement consiste à supprimer un être humain, et il s'agit d'un crime. Pour en savoir plus sur ces moyens de preuve, je renvoie à la thèse de François Guillaumat (FG).
L'avortement supprime un être humain



L'action d'avorter signifie que l'on sait que l'être que l'on supprime est déjà un être humain. N'est-il qu'un amas de cellules sans nature spécifique? Dans ce cas pourquoi avorter? Pour se débarrasser d'un « objet » dont on ne sait pas ce qu'il est? Encore une fois, l'action et l'expérience de l'avortement signifient que cet amas de cellules est déjà un être humain. Et s'il ne l'est pas encore alors à partir de quand l'est-il? Fixer une limite à partir de laquelle cet être créé dès la conception devient un être humain implique un processus de création que personne ne sait définir car c'est impossible. Serait-ce une sorte de création continue(1)? D'aucuns définissent l'être humain par sa capacité à répondre de ses actes, par sa raison. Mais alors quelle différence y aurait-il entre avorter et tuer un nouveau-né? De fait, quelle différence de nature y a-t-il entre un nouveau-né et un foetus? Une simple évolution qui, si on la laisse naturellement se réaliser, conduit à une identité. Mais cette évolution ne PEUT se produire que si l'être conçu est déjà un être humain. Imagine-t-on un foetus de chimpanzé devenir ce que nous sommes? Bref! Il est impossible de nier la nature humaine de l'être conçu sans définir à partir de quand cet être deviendrait humain. Ce qui est empiriquement impossible.

Il est donc clair que la nature humaine de l'être conçu est certaine, qu'elle est impliquée par l'acte même d'avorter mais également par l'analyse conceptuelle de la création. Puisque la création continue de la nature humaine de cet amas de cellules est une absurdité, il faut en conclure que l'être conçu est déjà un être humain. L'évolution a lieu après la création et non pas avant. Pour qu'il y ait évolution, il faut qu'il y ait d'abord création. Rien ne peut évoluer à partir de rien.
Le crime et le Droit



La nature humaine de l'être conçu étant établie, la question qui suit immédiatement est la suivante : l'avortement volontaire est-il un crime?

D'abord qu'est-ce qu'un crime? « Le crime se définit par l'existence des droits de la victime et le fait qu'ils ont été violés. » (FG) Ainsi tout le problème est de savoir si l'être humain, dès sa création possède des droits, et en particulier le droit de vivre. La réponse est assez simple. Comme il n'existe pas de processus qui fait passer l'être créé de la nature d'une « chose » à la nature humaine, puisqu'il est déjà dans sa nature un être humain, les droits que l'on reconnaît à chaque être humain, en l'occurrence le droit de vivre sans agresser autrui, ces droits lui sont attachés dès le départ, qu'il puisse ou non les défendre et les revendiquer. N'importe qui peut le faire à sa place parce que c'est un être humain doté de droits dès la conception.

Dès lors l'avortement est-il un crime? Si l'on a reconnu que l'être détruit par l'avortement est un être humain alors il s'agit bien évidemment d'un crime. « Personne n'a le "Droit" d'abandonner quelqu'un [un être humain] après l'avoir soi-même placé en situation de mourir si on l'abandonnait. » (FG)


« L'avortement est à la fois un déni de sa propre responsabilité (faire comme si l'action n'avait pas eu lieu) et un crime (l'assassinat pur et simple d'un être humain). »



On le voit bien, la responsabilité et le Droit sont parfaitement et logiquement liés. Agir n'est pas sans conséquences, et en l'occurrence parfaitement connues. L'avortement est à la fois un déni de sa propre responsabilité (faire comme si l'action n'avait pas eu lieu) et un crime (l'assassinat pur et simple d'un être humain).

« Les obligations de la mère naissent de sa responsabilité dans l'origine de la situation. L'enfant a des droits a priori parce qu'il est un être humain, et que lui, à la différence de sa mère, n'a rien fait qui justifie qu'on le force à y renoncer, en tout ou partie – c'est là la pertinence du fait qu'il n'a rien choisi. » (FG)
Solution



L'avortement est un drame et un crime. Il coûte des vies humaines et ce ne sont pas les absurdités empiristes prétendument fondées sur la science qui me feront douter du fait qu'avorter c'est supprimer un être humain. Dès lors, comment peut-on en pratique éviter l'avortement? Par le simple exercice de la responsabilité et au besoin par la force:
[L]a mère a le devoir d'assurer cette responsabilité jusqu'à ce qu'un autre puisse l'assurer à sa place – et elle a le devoir de s'assurer que cette autre-là s'acquittera effectivement de la tâche. [...] Tout le monde a donc le Droit d'obliger quelqu'un qui a placé un tiers en situation de dépendre de lui pour sa survie, à garantir cette survie jusqu'à ce qu'on puisse mettre fin à cette situation de dépendance. Et les criminels sont ceux qui feraient mourir la victime de cette situation, sous prétexte de défendre le Droit, en l'espèce inexistant, de la personne qui l'y a placée. (FG)



Et Christian Michel exprime cela de manière plus concrète:
J'avais quelques amis à dîner l'autre soir, et la conversation portant sur ce même sujet, j'émis l'avis que l'utérus artificiel serait le moyen de résoudre le problème. L'embryon y serait transféré aussitôt que détecté s'il violait la propriété de la femme sur son ventre. Ni meurtre pour ceux qui le jugent ainsi; ni transgression, inconfort ou danger pour ceux qui mettent en avant les droits de la femme; et incidemment, les droits du père, dont on ne parle pas dans la question de l'avortement, sont respectés aussi(2).



Il s'agit de reprendre conscience du fait que l'avortement n'est rien d'autre qu'un crime. La prise de conscience et la raison sont les premiers remparts contre la tyrannie et le crime.


Le cas des femmes violées


Le crime qu'est le viol ne concerne pas que la victime et l'agresseur. Ce crime ne supprime pas les droits de l'être conçu. Un crime ne peut pas en effacer un autre. Le fait que la création d'un être humain ne soit pas volontaire ne donne pas plus de droit de le supprimer que si elle était volontaire. En revanche cette situation engendre des obligations pour ceux qui veulent préserver cette vie et une obligation d'aide à la mère.
http://www.quebecoislibre.org/05/050815-3.htm

# Posté le mardi 17 octobre 2006 16:51

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 17:06

INCESTE



L'inceste est un piège qui enferme la victime et les témoins.


La réalité de l'inceste, malgré la difficulté pour les chercheurs d'établir un indice de prévalence, est très répandue et son phénomène est transgénérationnel. L'inceste est vécu dans la honte et le secret. En fait, l'inceste est un piège qui enferme la victime et les témoins.

Dès sa naissance, le corps de l'enfant est livré à sa famille, puis à des proches, et de tous temps, cette vulnérabilité a poussé des adultes à en profiter. Cette violence impensable est enfouie en nous, elle court-circuite nos pensées et nos actions. Nous ne voulons pas la voir. Les familles incestueuses suscitent en nous des mécanismes inconscients de défense. Nous les mettons en place à notre insu, pour sauver nos représentations parentales, notre idéal familial ou professionnel, et plus largement notre vision de l'humanité. Prenons garde à ces idéologies qui nous font refuser l'évidence du mal et nous protègent de l'angoisse.

En fait, on estime que 90 % des cas d'abus faits sur les enfants ne sont pas déclarés aux autorités. On sait que près de 80 % de tous les abus sexuels commis sur des enfants sont l'oeuvre de proches parents ou de connaissances de la famille.

Selon un sondage mené au Québec, en 2002, 25 % des répondants disent connaître au moins une personne qui a été sexuellement agressée dans son enfance. Ce pourcentage augmente à 35 % chez les personnes âgées de moins de 35 ans.

Il faut savoir qu'un enfant victime d'inceste subit une profonde blessure, un affront qui condamne la croissance et le sain développement de son identité. Il s'agit d'une blessure identitaire d'une violence si marquante, si déroutante que la victime s'acharne, par tous les moyens, à ne pas reconnaître l'intolérable vérité de ce qu'on lui a fait subir. Chez cette victime, le risque de toxicomanie est sept fois plus élevé et le risque de suicide est multiplié par dix.

Il est important d'adresser cette problématique, d'en parler ouvertement, afin de briser le silence dans lequel les victimes sont enfermées et stygmatisées. En leur offrant des espaces d'accueil et de non-jugement, nous permettons aux victimes de raconter leur récit (sans toutefois les y contraindre), et de se reconstruire.

Il est important d'en parler ouvertement afin de démystifier la froideur de ce mal silencieux, d'offrir aux victimes une écoute empathique et d'exiger la mise sur pied de ressources adéquates en matière d'intervention, de formation, de prévention et de recherche.

http://inceste.marievincent.org/html/la_realite_de_l_inceste.html


MON AVIS.

L'inceste celon moi, c'est casiment pire que le viol. Parce que de l'inceste, c'est plus souvent a répétition et J,trouve sa dégeu parce que sa mène la victime dans un horrible jeu qu'elle ne peut arrêter. c'est un cercle vicieux où il est difficile d'en sortir.
J'trouve sa désastreux que quelqu'un puisse avoir des pensées sexuelles pour quelqu'un de sa propre famille alors imaginez ce que j'en pense, de ceux qui transforme ces pensées en réalité.

VOUS en pensez quoi?

# Posté le lundi 06 novembre 2006 21:34

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 17:07